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"Besoin de savoir Juillet 2014"

 

Entretien :


Tel un retour des vagues vers le large après qu'elles aient frappé avec impétuosité un rocher ou un obstacle, les prédictions d'un médium sont parfois livrées au consultant à l'état pur, sans ambages, avec sincérité et assurance. C'est ce qui caractérise le travail de Jean-Noël.

« Je dis ce que je perçois, pas ce que les gens ont envie d'entendre. » Un praticien qui ne mélange ni les sujets, ni les genres : consulter un thérapeute est une chose; demander une consultation auprès d'un médium en est une autre. L'un écoute, l'autre explique ce qu'il perçoit, ce qu'il décode, ce qu'il ressent . C'est ce que fait Jean-Noël.
Jean-Noël consulte à Paris et par téléphone sur rendez-vous au 06.11.40.11.94

Christine Deswartes : De vos voyages, vous avez conservé la richesse des cultures ; de vos échanges avec les gens, vous avez gardé la tolérance, l'acception des autres dans leurs différences. Votre état d'esprit est résolument tourné vers les autres ?

Jean-Noël : Je pense oui, même si je ne prends pas de raccourci pour parler aux gens dans mes consultations. Je dis ce que je perçois, pas ce que les gens ont envie d'entendre. Une exigence d'abord personnelle, donner le meilleur de ce que je perçois, mais aussi une exigence auprès des autres. C'est peut-être là cela le sens de mon travail : aider au mieux en faisant preuve d'honnêteté stricte et en laissant à chacun son libre-arbitre.

Christine Deswartes : Vous êtes diplômé d'une école de commerce. Vous auriez pu avoir une carrière professionnelle au sein d'une entreprise. Comment prend-on la décision de devenir médium après des études comme les vôtres ?

Jean-Noël : J'ai effectivement abandonné ce qui pourrait être perçu comme sécurisant : une carrière à l' export. C'est un choix. Je n'ai d'ailleurs jamais eu honte de dire ce que je faisais. Être médium est une activité pour laquelle je consacre tout mon temps depuis quelques années.

Christine Deswartes : S'agit-il alors d'une rupture volontaire avec un passé ?

Jean-Noël : C'est aussi une libération pour me consacrer sur des activités qui m' ont toujours animé : rassurer les autres sur des inquiétudes infondées, avertir et mettre en garde sur ce qui se dessine dans un futur immédiat ou plus lointain.

( Ndlr : Jean-Noël ne veut plus se priver du bon usage de ses intuitions, de ce qui n'est pas perçu par ses sens, mais qui relève de l'esprit).

Christine Deswartes : Y a-t-il eu des éléments personnels ou des événements de votre vie qui vous ont amené vers la médiumnité; à être là où vous êtes aujourd'hui ?

Jean-Noël : Il y a eu deux événements importants : ma mère m'a un jour surpris en train de tirer les cartes dans ma chambre pour mes amis. J'étais étudiant et je faisais cela pour m'amuser. Ce que je disais s' est avéré juste. Elle ne m'a rien dit sur le moment et m'a confié, par la suite, que c'était une capacité qu'elle avait, elle aussi ( Ndlr : Le sourire de Jean-Noël s'entend ) Une hérédité familiale en quelque sorte ( Ndlr : Silence un court instant ) Et puis il y a eu cet accident qui m'a laissé dans un coma. Je n'ai eu aucune conscience de cet état et il a été difficile d'en parler.

Christine Deswartes : De vos années d'études, vous avez conservé une rigueur dans le raisonnement . Mais vous utilisez des supports divinatoires n'est-ce-pas ?

Jean-Noël : Les supports sont toujours là pour appuyer mes propos, qu'il s'agisse de boule de cristal, de tarots ou d'oracles. Ils viennent confirmer mes intuitions. Les supports complètent les réponses sur le pourquoi et le comment me permettant d'orienter les personnes vers un cheminement.

La conversation est aisée, ponctuée de petits rires. Il y a aussi ces interrogations sur notre monde où l'humanisme n'a pas toujours sa place. Des interrogations aussi sur ces liens qui unissaient jadis les générations entre elles et qui semblent disparaître. Une conscience pleine et entière sur l'importance de rester humble, lorsque l'on est médium et que les consultants attendent de l'aide.

Christine Deswartes : Vous avez mis à l'écart la quête de besoins matériels, ce qui n'est pas toujours facile, et votre sensibilité est axée vers autre chose que le monde terrestre . Quelles sont vos croyances aujourd'hui ?

 

Jean-Noël : Je n'ai pas de croyance particulière si ce n'est celle de l'importance de savoir s'accorder du temps pour soi-même et de se responsabiliser. L' accompagnement des gens ne doit pas créer un état de dépendance ( Silence) Je crois juste que quelque chose gouverne les énergies de chacun d'entre nous ( Silence ) Je dis aux gens ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils vont vivre demain ou après-demain, ce qu'il faut mettre en oeuvre pour avancer.

Pour Jean-Noël les éléments qui composent son activité se sont clarifiés avec le temps. Il y a aussi eu cette coupure de cinq ans parce qu'il fallait bien se ressourcer. Surtout lorsque les demandes sont nombreuses. Alors Jean-Noël est allé livrer ses propres interrogations auprès d'un thérapeute. On pourrait penser qu'il s'agit là d'une fragilité, d'un besoin de s' exprimer sans pudeur, pour mieux s'armer ensuite. Non. Il s'agit plutôt d'une exigence personnelle : la nécessité absolue de ne jamais se prendre pour un surhomme.

Jean-Noël, une passion : le voyage pour se ressourcer.

Christine Deswartes : Vous dites qu'en consultation, vous passez du temps pour aider. Doit-on comprendre qu'il s'agit d'un travail épuisant par l'intensité même de la concentration ?

 

Jean-Noël : Je fais peu de consultations en fait. Une ou deux par jour. La concentration exige de dire des choses, de parler et non pas d'écouter. Dire ce que l'on ressent pendant une heure, deux heures ( Silence ) Les questions posées sont d'ordre affectif, professionnel, familial. Des thèmes importants pour tout le monde.

 

Christine Deswartes : Vous accompagnez les personnes, les aidant à sortir de leur immobilisme ou des ornières qui jalonnent leur vie. Cette disponibilité l'avez-vous en permanence ?

 

Jean-Noël : Lorsque mes amis me demandent, parfois entre deux portes, de les aider, ou sont curieux de savoir des choses, je refuse. D'ailleurs, je dis toujours, "On en reparle mais dans mon bureau". On aborde souvent les compétences des praticiens mais pas assez la personne qui vient vous voir ; celle à qui l'on va adresser un message qui doit être clair et précis. Il faut savoir se ressourcer. C'est nécessaire, même vital ( Jean-Noël est finalement comme tout le monde. Rire ) Je fais du sport, je visite des musées et des expositions.

Le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui, Jean-Noël le sait, et le met en oeuvre pour accompagner celles et ceux qui viennent le voir. Mais il n'a pas de recette miracle pour celle qui voudrait trouver le prince charmant ou celui qui voudrait retrouver un travail. Pourquoi prendrait-il le risque de leur mentir ? Pour créer encore plus de déception auprès de ceux qui se sentent déjà fragiles et ont besoin d'être guidés ?

 

Christine Deswartes : Lorsque les personnes viennent vous voir avec des blocages trop lourds, des problèmes de santé comme la déprime voire la dépression, qu'elles semblent désespérées, vous le ressentez forcément, mais que faites-vous ?

Jean-Noël : Je n'hésite pas à les conseiller d'aller voir un thérapeute ou un médecin. Encore une fois chacun son métier et je ne me substitue pas aux thérapeutes. Les personnes reviennent me voir ensuite.

 

Christine Deswartes : Comment se passe alors le premier contact ?

Jean-Noël : Les premières secondes sont décisives et me suffisent pour savoir si je vais poursuivre ou abandonner la consultation. Ce que je capte dès les premières secondes définit la suite ou l'arrêt du déroulement de la séance. Je demande le prénom et la date de naissance de la personne ; j'ai aussi un contact visuel et je touche la main ou le bras. Je ressens ce qu'il en est la disponibilité, l' état d'esprit de celui ou celle qui vient me voir.

 

Que faites-vous dans la vie ? Moi je suis médium. Ce jeu de question-réponse Jean-Noël l'entend souvent. Il comprend cette curiosité à son endroit, mais que peut-il répondre ? Comment expliquer rationnellement ce qu'il est souvent difficile de définir ? Surtout lorsque ce qu'il dit est juste ... Et puis a-t-on besoin de comprendre les mouvements des marées pour apprécier les vagues qui s'étirent sur une plage ?

 

Christine Deswartes, journaliste.

 

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